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  • Olivier Clamaron

Néonicotinoïdes : comment depuis 1995, 75% de la biomasse des invertébrés ont été tués

Une excellente série de reportages sur Arte qui font froid dans le dos.

https://www.arte.tv/fr/videos/098073-000-A/insecticide-comment-l-agrochimie-a-tue-les-insectes/


https://www.arte.tv/fr/videos/095070-000-A/pesticides-l-hypocrisie-europeenne/

"Eldorado pour les agro-industries chimiques, le Brésil est complaisamment alimenté en pesticides par une Europe qui se débarrasse de ses produits interdits. Un cynisme aux conséquences désastreuses pour la santé, épinglé par une enquête accablante."


https://www.arte.tv/fr/videos/056813-000-A/les-nouveaux-guerriers-des-champs/


En 1993, pour la première fois, ce nouveau type d'insecticides a été introduit au Japon, dans certaines rizières.

Les semences sont enrobées dès leur conception par un insecticide ultra puissant qui est absorbé par toute la plante et fait effet pendant toute sa durée de vie, 4mois.

Si dans un premier temps, les scientifiques ont été surpris de son efficacité bien supérieure, les pécheurs, et observateurs du monde naturel ont tiré la sonnette d' alarme dès les 6 mois suivants, lorsqu'après l' utilisation de 100KG a peine de produits, un lac de 80km2 aux alentours, a été contaminé avec certaines espèces de poissons traditionnelles qui ont brusquement disparu.

C'était il y a 30ans et pourtant cette classe d 'insecticides, s 'est répandu sur toute la planète.


Il s'agit d'une molécule synthétique qui a été créée à partir de la nicotine du tabac, connue pour son rôle insecticide. Mais pas que, et on s 'étonne des conséquences néfastes!


Soluble dans l'eau, elle a depuis été implantée au milieu des années 90 en Europe, puis aux USA et dans le reste du monde, pour les cultures, les vignes, et même pour "protéger " certaines forets".

Des la première année de son introduction en France, en 1995, les apiculteurs ont alerté les fabricants et les pouvoirs publics, lorsque les populations d'abeilles ont chuté rapidement, à la première floraison des champs de tournesol traités aux "neonics".


La réaction des fabricants a suivi le triste modèle, établi dans les années 60 et 70 par l'industrie du tabac, et qui fait référence aujourd'hui, en matière de cynisme, dans l'industrie chimique.


Ils ont argumenté que les décès des espèces avaient des causes multifactorielles,

développé "la fabrique du doute ", financé des études et corrompu des experts pour témoigner en faveur de leurs produits et détourner des causes réelles. Ils ont favorisé une " culture de l'ignorance "pour créer le fatalisme, l'immobilisme des décideurs, démobiliser la population.

Les quelques personnes récalcitrantes dans le monde des médias ou dans les organismes publics de contrôle ont été harcelées, poussées à la démission.


Cette étude démontre clairement les conflits d 'intérêts dans les organismes d évaluations des risques sanitaires et le cynisme de la stratégie des producteurs de produits chimiques et de leurs lobbys.

Le fait est que l'on en est à bien plus qu' une mise en danger.


Si des lanceurs d alerte, avaient annonce la mort de 75% des insectes, il y a 30 ans. On les aurait pris pour des fous, des complotistes, selon le terme qui aujourd'hui se généralise pour tout lanceur d alerte.

Aujourd'hui, c'est bien tous les écosystèmes qui sont touchés mortellement , toute la chaine alimentaire du zooplancton, aux insectes, et les poissons et oiseaux qui s' en nourrissent avec des effets neurotoxiques mortels plus ou moins lentement.

Y compris évidemment les insectes en charge de plus de 80% de la pollinisation de nos cultures de fruits et légumes.


Et on va nous faire croire que les humains, qui sont tout au bout de la chaine alimentaire ne seraient pas concernés?

Depuis la même période, étonnamment, les cas de dégénérescence cognitive et neuronale, les cancers, les problèmes de stérilité, l'autisme, les maladies auto-immunes explosent.

Les effets à long terme sur les humains sont en fait, inconnus, car ces substances restent dans l'environnement longtemps et surtout, les insecticides se mêlent aux pesticides, herbicides, fongicides et se cumulent avec des effets " cocktails" qui n'ont jamais été étudiés.

Les pouvoirs publics n'ont pas envie de savoir apparemment.


Certains tests ont pourtant relevé de 20 à 30 substances chimiques par champ.


En 2013, 3 neonics ont été interdits, mais en Europe, 130 dérogations ont été accordées aux exploitants. Dont certaines en France en 2018.


Une régulation contraignante au niveau européen a été proposée à 30 reprises et jamais encore officiellement adoptée.

Les tolérances publiques de taux de mortalité chez les abeilles ont été relevées et les études publiques sont souvent noyées sous des rapports de milliers de pages financés par l'industrie chimique.

Alors qu'il existe pourtant des solutions naturelles ancestrales comme la bio protection avec les espèces prédatrices naturelles des ravageurs de culture.


Surtout, on s'est aperçu, que dans plus de 95% des cas, l'usage préventif des neonics n'était pas indispensable. Il rassure juste des exploitants agricoles, surchargés par la pression moderne, qui n 'ont plus la main d' œuvre nécessaire pour gérer les champs comme le faisaient leurs ascendants. Ils ont fait le choix du tout chimique depuis les années 50 et 60, des cultures intensives traitées systématiquement et de manière préventive et tous les intermédiaires et acteurs y sont maintenant habitués, intéressés. L'enquête parle ouvertement d'addiction et de corruption généralisées.


Ca ne vous rappelle rien ?


Voilà dans quel monde nous vivons.

Depuis 20ans, la réflexion, règlementation ont été ralenties au maximum, seulement pour des ventes de 3 à 5 milliards de $ d'insecticides néonicotinoïdes par an. Mais, il s'agit d'une poignée de multinationales agrochimiques lucratives, aux actionnaires puissants, qui opèrent de la même façon que les laboratoires pharmaceutiques.


merci à Arte de relayer l'enquête de Stéphane Foucart Et le monde devint silencieux – Comment l’agrochimie a détruit les insectes (Éditions du Seuil, 2019),


Dommage que les journalistes d'Arte, n'aient pas eu le courage d'aller jusqu'au bout du raisonnement. Comme l'a fait, au cours des derniers mois, Sadhguru qui a parcouru le monde pour alerter les opinions publiques sur le danger de la mort lente des terres cultivables et sur le fait que les organismes humains sont profondément interconnectés avec l'environnement et fonctionnent exactement de la même façon que le monde du vivant qui les entoure.

Comment au pays de Claude Bernard avons-nous pu tomber dans une telle ignorance de la physiologie humaine? Qui le connait aujourd'hui, autrement que par des noms de rues et d avenues?

Combien, dans la nouvelle génération, qui va hériter de ce monde, connaissent ses travaux et ceux d'Antoine Béchamp ?

Il y a plus d'un siècle, ils insistaient pourtant déjà, comme Sadhguru, sur la primauté du terrain. Et pas seulement agricole.


Comme le dit, depuis toujours, une des lois universelles, les plus anciennes: ce qui est en haut fonctionne comme ce qui est en bas et inversement.

La nature en nous, le microbiote, et autour de nous fonctionne exactement selon les même principes. Toutes et tous les naturopathes, épigénéticien-nes et scientifiques, dignes de ce nom, disent exactement les même choses:


L'organisme humain est lui-même un des plus beaux et complexes écosystèmes naturels. Nous abritons de 50 à 100 trillons de bactéries et microorganismes, 10 fois plus que de cellules et neurones humaines. Lorsque nous avons une nutrition, un mode de vie en harmonie, avec eux, ils sont bienveillants et c'est eux qui contribuent en majorité à créer l'énergie dont nous avons besoin et notre système immunitaire naturel . Ils savent parfaitement ce dont ils ont besoin pour être équilibrés et nous le font savoir en permanence car ce sont des organismes vivants qui communiquent en permanence entre eux et avec nous, en grande partie, de façon inconsciente, tant les connexions sont nombreuses et échappent à nos sens principaux.


Depuis, déjà, de nombreuses années , Irene Grosjean, Jacques Antonin, Grégoire Jauvais, Guylaine lanctot, Claire Severac, Jean-Pierre Willem, Tal Schaller, Henri Joyeux, Joel de Rosnay, Thierry Janssen, Idriss Aberkane, Alex Ferrini, Thierry Casasnovas, Sylvere Caron ,et d 'autres, alertent sur la toxicité grave du tout chimique et des additifs métalliques sur les microorganismes qui sont les piliers du monde du vivant, visible et surtout "invisible" et les risques de dégénérescence humaine, les déséquilibres graves, souvent mortels pour les systèmes endocriniens, immunitaires et hormonaux, ce qui revient à utiliser à notre dépens, à l'envers, l'épigénétique.


Combien de temps, allons-nous collectivement rester dans l'ignorance, l'inaction et l'indifférence?

Comment nos dirigeant-es comptent--ils remplacer les insectes et oiseaux pollinisateurs?

Vous direz quoi à vos enfants ? Que vous n'étiez pas au courant?


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