Les polyneuropathies inflammatoires axono-démyélinisantes
- Olivier Clamaron

- 4 févr.
- 26 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 févr.
Partage du 5 février 2026
J'ai rassemblé ici des informations sur un type de pathologies qui concerne beaucoup d'entre nous et de nos familles.
La prévalence des polyneuropathies périphériques en général en France serait d'environ 3,6 % chez les adultes (soit plus de 2,4 millions de personnes).
A°) LES DIFFERENTES FORMES DE POLYNEUROPATHIES :
Les causes principales sont multifactorielles, avec une forte augmentation de la prévalence avec l'âge: le diabète (30-50%), la surconsommation en alcool, la carence en certains oligo-éléments et vitamines, la surcharge en toxines, les chimiothérapies, ou sans cause claire, souvent chez les seniors. Autre fois on utilisait beaucoup le mot ''polynévrite ", surtout pour les formes inflammatoires.
La polyneuropathie axonale est le type de neuropathie chronique le plus courant : la lésion touche principalement l'axone et non la gaine de myéline qui l'entoure.
Les polyneuropathies axono-démyélinisantes (formes mixtes impliquant à la fois une atteinte axonale et démyélinisante) représentent environ 20 % à 25 % des cas diagnostiqués de polyneuropathies.
Seulement 3 à 15% des cas de polyneuropathies auraient une origine auto-immune.
Certaines sont très majoritairement démyélinisantes (comme la polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique, PIDC ou CIDP en anglais) ont une prévalence beaucoup plus faible, de 1 à 9 cas pour 100 000 habitants. Ce sont des atteintes des nerfs périphériques qui impliquent une inflammation de la gaine de myéline : la couche protectrice isolante autour des fibres nerveuses.
La PIDC est classée comme une maladie inflammatoire et auto-immune, et non purement dégénérative. Elle consiste en des atteintes des nerfs périphériques qui impliquent une inflammation de la gaine de myéline : la couche protectrice isolante autour des fibres nerveuses, attaquée à tort par le système immunitaire.
Cependant à long terme, si l'inflammation n'est pas contrôlée, il peut y avoir une dégénérescence des axones ( le long " cable ou fil électrique", à l'intérieur des nerfs qui transporte le signal électrique nerveux des neurones vers l'extérieur, sur de longues distances) qui aggrave le handicap.
Et effectivement il y a aussi des polyneuropathies axonales auto-immunes ( dysimmunitaires/inflammatoires ) ou liées à des maladies auto-immunes systémiques ( lupus érythémateux, syndrome de Sjogren, Sclérodermie, vascularites comme la Pan, Granulomatose de Wegener, cryoglobulinémie etc..). Elles représentent en moyenne 5%, selon les études, du total es polyneuropathies :
-vasculite des vasa nervorum ( inflammation des petits vaisseaux nourriciers des nerfs).
-vasculites non systémiques du nerf périphérique
-Certaines variantes de Guillain Barré: AMAN, AMSAN.
-la CIAP ( Chronic Inflammatory Axonal Polyneuropathy
Dans une neuropathie axonale :
- Les axones dégénèrent ou meurent progressivement.
- Cela entraîne souvent une perte de fibres nerveuses (surtout les plus longues, donc aux pieds et mains en premier).
- Les conséquences typiques sont une faiblesse musculaire, une atrophie (fonte des muscles), des troubles sensitifs et douleurs neuropathiques (fourmillements, picotements, engourdissements, décharges électriques, brulures), et une évolution souvent plus lentement réversible que dans les formes démyélinisantes.
La CIDP est considérée par la grande majorité des sources médicales comme la forme chronique de la maladie de Guillain-Barré (1000 à 1700 nouveaux cas par an en France).
Rappelons que la prévalence de la polyarthrite rhumatoïde (PR) ( auto-immune) en France est estimée à environ 0,46 % de la population en 2022, soit environ 320 000 personnes traitées pour cette autre maladie auto-immune, avec une prédominance féminine (72 % des cas). Où le système immunitaire attaque les articulations synoviales de la personne, jusqu'à une érosion osseuse, une destruction articulaire et des déformations, par poussées inflammatoires.
Et que des praticiens comme Jean Pierre Willem a fait des propositions dans ce cas :
Comme pour les maladies auto-immunes :
C'est rare. Merci et à lire.
Quant' à la maladie de Charcot ( ou SLA Sclérose Latérale Amyotrophique). Elle n'appartient pas aux polyneuropathies, mais aux maladies neurodégénératives.
Elle n'est pas auto-immune et touche de manière grave et progressive les motoneurones ( neurones supérieurs dans le cerveau et inférieurs dans la moelle épinière et le tronc cérébral), ce qui entraine une paralysie progressive (et fatale en 3 à 5 ans en moyenne) des muscles volontaires ( membres, parole, déglutition, respiration). Les axones longs ne sont ici pas prioritaires dans la dégénérescence. Il y a environ 6 à 8000 cas en France.
B°) MEDECINE INTEGRATIVE ?
J'ai consulté l'I.A. à plusieurs reprises (liens en fin d'article), pour la première partie de ce partage. Effectivement, on trouve beaucoup d'informations intéressantes. Mais, comme souvent, les informations concernant les analyses, diagnostics et méthodes de soin de la Médecine officielle allopathique sont mises en avant spontanément. Sous prétexte de respecter les études scientifiques, réalisées selon les standards eux-aussi officiels.
Mais, tous ceux qui s'intéressent à la Médecine intégrative naturelle et traditionnelle, savent aussi que les laboratoires, instituts de recherche et autorités ne soutiennent et financent, la plupart du temps, que les recherches dans les domaines, où les études scientifiques sont facilement réalisables, et surtout, avec les solutions brevetables, les plus lucratives.
Et effectivement, on constate qu'au cours des dix dernières année, de très nombreux traitements nouveaux ont été développés. Et pourtant, beaucoup de formes chroniques sont toujours considérées idiopathiques, ce qui signifie que la Médecine n'a pas ni explications sur les causes précises, ni solutions de guérison complète. Et parle de troubles "chroniques".
Et en parallèle, de nombreuses solutions parmi les moins couteuses, voire gratuites, ou basées sur des expériences naturelles, vibratoires ou énergétiques, préventives n' auraient meme pas été signalées, si je n'avais pas insisté.
Comme toujours, je ne suis ici que pour partager des informations et des expériences, que je vais continuer de recueillir autour de moi, et rassembler dans ce partage que j'actualiserai. A chacun de se faire sa propre opinion et d'experimenter.
L'IA, incite à impérativement consulter et de ne pas s'écarter de l'avis des experts, des connaissances et pratiques officielles, mais combien aujourd'hui informent objectivement les patients du potentiel et des mécanismes de régénération et rééquilibre de l'homéostasie, de l'épigénétique et la métagénétique, des pratiques de l'hormese pour augmenter son énergie vitale ( purges, autophagie des jeûnes, chaud/froid, apnée, ),de l'énergétique, de l'ancrage, des pouvoirs des sons, des visualisations, des plantes et des huiles essentielles qui agissent comme des poly thérapies grace à leurs nombreux principes actifs pour certaines ou de l'eau ionisée et morphogénique.
"La révolution épigénétique" par Joel de Rosnay
Connaissons et respectons mieux notre épigénétique, métagénome et leurs besoins réels :
Chaque être humain est un écosystème, fractal, de ceux qui vivent autour de lui. Chacun s'épanouit par son " corps-esprit", ses 6000 milliards de cellules, avec leur plus d'un milliard de réactions biochimiques par seconde chacune.
Nous abritons dix fois plus de cellules bactériennes et micro-organismes : environ 50 à 100 000 milliards, notamment dans le microbiome des intestins et de la peau, qui contribue à plus de la moitié du système immunitaire et au tiers de l'énergie que nous produisons.
Si l'on considère le génome, le rapport est encore plus élevé: 30 000 genes humains, et 10 millions de genes pour le métagénome bactérien et microbien, 300 fois plus.
C'est ce qui a été démontré par la science de l'épigénétique, par exemple par Joel de Rosnay et Rita Levi-Montalcini.
Tout comme de nombreux animaux et plantes, les humains ont donc aussi un potentiel énorme d'action, d'activation jusqu'à 90% de leur genes, et de modulation de leur expression par notre environnement et mode de vie : nutrition, exercice physique, gestion du stress, qualité des liens humains, joies et passions. Aujourd'hui, la plupart, inconscients de ces principes inhibent leurs capacités et se rendent meme souvent malades par leurs choix.
Remettons aussi en primauté l'ADN du Vivant en nous avec le microbiote et le metagenome, qui fait plus que relativisier ce que l'on appelle, à tord, les maladies " génétiques"". Qui ne sont que des prédispositions.
On sait aussi que l''apithérapie, soulage les douleurs inflammatoires chroniques, et que la melittine, et l'adolapine, deux molécules contenues dans le venin d''abeille, réduisent ou bloquent les voies ou la production de médiateurs de la douleur. Ce sont des résultats "précliniques" et on se demande si les laboratoires mettront ce genre de recherches, en priorité.
Tout comme les recherches sur les "états non ordinaires de conscience" par Corinne Sombrun, François Feron ( Pr. de neurosciences), Président de leur "TranceScience Research Institute" ne sont pas soutenus, ni expliqués à la population. Ils sont pourtant très positifs. Et montrent que plus de 90% des personnes peuvent activer un état de "transe cognitive", avec une force potentielle augmentée, une meilleure mobilité retrouvée, ou un ressenti des douleurs diminué. Seulement par un apprentissage en 2 à 4 semaines, la seule force de l'auto induction de la pensée et de la volonté. Au cours des dernières années, cette méthode a été enseignée à 2750 praticiens professionnels. Actuellement une étude a lieu sur les douleurs chroniques, et la régulation du système nerveux, la transformation cognitive et des traumas.
Interview d'avril 2025
Rien que ces exemples devraient faire réfléchir la population. Si encore elle en était informée. De nombreuses autres possibilités dites "alternatives", sont répertoriées dans la deuxième partie de ce partage.
Ne doutez jamais que nous sommes bien plus puissants qu'on nous le dit, que quasiment rien n'est inéluctable et surement pas le pire et les pseudo pathologies "génétiques".
Comme l'expliquait le naturopathe Andreas Moritz, qui avait lui expérimenté une polyarthrite dès l'enfance ( qui devait, théoriquement, le condamner à ne pas atteindre l'age adulte d'après ses médecins):
"votre état de santé est seulement le reflet de la façon dont vous vous percevez vous-même et dont vous percevez votre monde. Votre propre impatience à aller bien, fait de vous des candidats parfaits pour des remèdes à action rapide, qui le plus souvent suppriment des symptômes sans s'attaquer à leurs causes. La maladie et la vieillesse prématurée surviennent parce qu'on les considère comme une malédiction inévitable à laquelle on se soumet. Comme une prophétie auto réalisatrice.
L'idée d'être vulnérable, de ne pas être responsable ou de ne rien contrôler sont les causes les plus communes des maladies. Si vous êtes convaincu que le vieillissement prématuré est normal et ne peut être évité, alors c'est vous qui créez cette réalité pour vous-même" ( "Santé éternels de santé et de jouvence " Tome 1: le pouvoir d'auto-guérison du corps-esprit").
Je rappelle aussi que j'avais recapitulé de nombreuses informations dans un "manuel du Vivant" l'année dernière:
C°) LES REPONSES DE LA MEDECINE ALLOPATHIQUE JUSQU'EN 2014:
Il y a a une dizaine d'années, je connais quelqu'un qui avait eu comme diagnostic, à la suite d'un EMG ( 'électromyogramme ) :
"Neuropathie, avec surtout une perte axonale distale ( plus marquée aux extrémités), avec une atteinte sensitive sévère aux membres inférieurs. Peu de signaux sensitifs au niveau du genou (réponse poplitée microvoltée), et encore moins (ou pas du tout) plus haut vers la moelle et le cerveau. En plus, il y avait des latences normales". Pas de gros ralentissement, ce qui va dans le sens axonal plutôt que démyélinisant majeur au niveau distal.
L'absence de réponse lombaire et centrale renforce l'idée d'une atteinte très proximale ou massive (les signaux ne passent plus assez bien pour être détectés plus haut).
Une série de traitements à base d'Immunoglobulines Intraveineuses (IGIV. marque Privigen) avait été faite mais sans effets.
On m'a expliqué que c'est cohérent avec une polyneuropathie axonale importante, car les IGIV marchent mieux dans les formes démyélinisantes inflammatoires que dans les axonales pures ou très avancées.
Privigen est une marque d'immunoglobulines intraveineuses (IGIV), un traitement dérivé du plasma sanguin humain utilisé pour moduler le système immunitaire. Il est souvent prescrit dans des pathologies auto-immunes comme la polyneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique (CIDP) ou des variantes axonales atypiques, afin de réduire l'inflammation et stabiliser les nerfs.
- La "réponse poplitée" est le potentiel électrique enregistré au niveau du creux poplité (derrière le genou), quand on stimule un nerf sensitif plus bas (souvent le nerf tibial postérieur à la cheville ou à la malléole). C'est une des premières réponses sur le trajet sensitif ascendant (du pied vers la moelle épinière, puis le cerveau). Elle traduit la perte de fibres nerveuses sensitives qui transmettent l'influx depuis le pied jusqu'au genou.
- "Microvoltée" veut dire que l'amplitude de ce signal électrique est très faible (en microvolts, au lieu d'une amplitude normale qui est généralement plus élevée.
Autre terme technique souvent mentionné le PES (Potentiels Évoqués Somatosensoriels), un examen électrophysiologique qui mesure la conduction nerveuse sensorielle en stimulant des nerfs périphériques (par exemple, au niveau des membres) et en enregistrant les réponses le long des voies nerveuses jusqu'au cerveau. Cela aide à évaluer l'étendue d'une neuropathie, comme l'atteinte axonale ou proximale (retards de conduction, réponses microvoltées poplitées, absences de réponses lombaires/centrales).
C'est un outil diagnostic complémentaire à l'électromyogramme (EMG).
Il avait été également expliqué que l''évolution serait plus lentement réversible", ce qui signifie que, dans une neuropathie à prédominance axonale, la récupération des fonctions nerveuses perdues se fait généralement plus lentement et souvent de façon moins complète que dans les neuropathies à prédominance démyélinisante.
Car dans les neuropathies démyélinisantes, quand l'inflammation diminue (spontanément ou avec traitement comme les IGIV), la myéline peut se reformer relativement vite (semaines à quelques mois). La conduction nerveuse redevient normale ou presque normale si le traitement a lieu "tôt".
Dans les neuropathies axonales (ou avec composante axonale importante) :
- Les axones eux-mêmes sont endommagés ou détruits (dégénérescence wallérienne).
- Pour récupérer, il faut que de nouveaux axones repoussent depuis le point lésé jusqu'à la cible (muscle ou peau). Et la repousse axonale est lente: environ 1 mm par jour (soit 3 cm par mois environ), et elle diminue avec la distance (plus le nerf est long, plus c'est long).
- Si l'atteinte est distale (pieds, mains) et surtout si elle est sévère/proximale, la repousse peut prendre des mois à des années, et souvent elle reste incomplète (certains axones ne repoussent pas bien, ou forment des connexions imparfaite ( faiblesse résiduelle, atrophie musculaire persistante, sensibilité altérée).
Dans les cas avancés (comme avec réponses poplitées microvoltées et absences de réponses plus proximales), beaucoup de fibres sont perdues définitivement et la récupération restera partielle au mieux.
Dans les formes axonales pures ou très avancées, les IGIV peuvent stabiliser mais pas forcément faire repousser ce qui est déjà perdu. L'évolution dépend aussi de la cause sous-jacente (si inflammatoire chronique, auto-immune, toxique, etc.), de l'âge, et de la précocité du diagnostic/traitement.
D°) DECOUVERTES DEPUIS 2015:
La médecine a évolué, et il existe aujourd'hui plusieurs approches pour gérer une polyneuropathie à prédominance axonale (comme une CIDP atypique), surtout pour stabiliser l'évolution, améliorer la qualité de vie et réduire les douleurs.
Des traitements immunomodulateurs restent possibles si une inflammation persiste :
- 1°) Corticostéroïdes (comme la prednisone) : Souvent utilisés en première ligne pour les CIDP, seuls ou en combinaison. Ils peuvent stabiliser ou améliorer les symptômes chez certains patients axonals, avec une réponse en semaines à mois.
Dans les formes atypiques, ils sont parfois évités si purement moteurs/sensitifs, mais testables sous surveillance.
- 2°) Échange plasmatique (plasmapherèse) ou immunoadsorption : Alternative aux IGIV pour enlever les anticorps pathogènes. Efficace dans les CIDP réfractaires, avec des séries de séances.
Ils consistent à filtrer le sang du patient pour en extraire le plasma (la partie liquide contenant les anticorps et autres substances immunitaires potentiellement nocives), qui est ensuite remplacé par une solution de substitution comme de l'albumine ou du plasma frais. L'objectif est d'éliminer les anticorps auto-immuns dirigés contre la myéline, responsables de l'inflammation et de la démyélinisation des nerfs, afin de ralentir ou d'arrêter la progression de la maladie et de favoriser la récupération.
- Le sang est prélevé, centrifugé ou filtré pour séparer les cellules sanguines du plasma.
- Le plasma "toxique" est éliminé et remplacé par un volume équivalent de solution de remplacement.
- Une séance dure généralement 2 à 4 heures, et un cycle de traitement peut inclure 5 à 7 séances sur une période de 1 à 2 semaines, selon la gravité de la maladie.
- Ce traitement est souvent réalisé en milieu hospitalier, car il nécessite une surveillance médicale étroite.
- Ils sont recommandés en première ou deuxième intention, particulièrement chez les patients qui ne répondent pas aux immunoglobulines intraveineuses (IgIV) ou aux corticostéroïdes, ou en cas de forme sévère et progressive.
- Dans la PIDC chronique, ils sont utilisés pour induire une rémission ou comme traitement d'entretien, bien qu'ils soient considérés comme plus invasifs que les IgIV.
- Pour les formes aiguës comme Guillain-Barré, ils accélèrent la récupération en réduisant l'inflammation nerveuse.
Avantages et efficacité :
- Ils peuvent améliorer rapidement les symptômes chez environ 50-70 % des patients répondeurs, en réduisant le temps de récupération et en prévenant les complications.
- Contrairement aux corticostéroïdes, ils n'ont pas d'effets secondaires à long terme comme l'ostéoporose ou le diabète, mais ils sont efficaces pour une désescalade rapide.
- Effets secondaires possibles : hypotension due aux variations de volume sanguin, infections liées au cathéter, réactions allergiques à la solution de remplacement, ou troubles de la coagulation.
- La procédure est plus lourde à mettre en œuvre, nécessite un accès veineux fiable et n'est pas disponible dans tous les centres. Elle est souvent réservée aux cas graves ou réfractaires aux autres traitements.
3°) Immunosuppresseurs comme l'azathioprine, mycophénolate mofétil ou méthotrexate : Utilisés en seconde ligne pour maintenir la stabilité à long terme, surtout si réponse partielle aux IGIV. Mais la plupart des polyneuropathies ne sont pas auto-immunes.
- Rituximab (anti-CD20) : Un anticorps monoclonal efficace dans les CIDP réfractaires, particulièrement les atypiques ou avec anticorps nodaux. Il réduit les rechutes et est de plus en plus utilisé depuis les années 2020.
-Efgartigimod (Vyvgart) : Un nouveau traitement approuvé en 2024-2025 (essai ADHERE), sous-cutané, qui bloque le FcRn et réduit les IgG pathogènes. Il a montré une réduction des rechutes chez 78% des patients CIDP (y compris atypiques), avec un début d'action rapide (médiane 25 jours). Bien toléré, même chez les naïfs de traitement.
- Immunoglobulines sous-cutanées (SCIg) : Pour maintenance, plus pratiques que les IVIG, approuvées pour CIDP adultes.
- Autres émergents :
-Des inhibiteurs du complément (comme iptacopan) sont en essai pour CIDP en 2025, ciblant les voies inflammatoires.
4°) Si la neuropathie est non inflammatoire (ex. toxique, métabolique), focus sur la cause (contrôle glycémie si diabète, etc.).
La rééducation (kinésithérapie intensive) est cruciale pour favoriser la repousse axonale lente : exercices pour force, équilibre, et prévention des chutes. Des orthèses ou aides à la marche peuvent aider.
5°)Stratégies pour réduire les douleurs (neuropathiques):
Les douleurs dans les neuropathies axonales sont souvent brûlantes, picotantes ou engourdissantes. Une approche multimodale est recommandée allopathique et autre, efficace pour plus de la moitié des patients.
- Gabapentinoïdes : Gabapentine (Neurontin) ou prégabaline (Lyrica), qui modulent les canaux calciques pour réduire la douleur nerveuse. Efficaces chez 30-50% des patients, avec effets secondaires comme somnolence.
- Antidépresseurs : Duloxétine (Cymbalta) ou venlafaxine (Effexor), SNRIs qui altèrent la perception de la douleur. Amitriptyline (tricyclique) pour nuits douloureuses.
- Topiques : Patchs lidocaïne 5% ou capsaïcine 8% (crème poivre) pour zones localisées, appliqués 30-60 min tous 3 mois.
- Tramadol ou tapentadol : Opioïdes-like pour douleurs modérées, en cas d'échec des premiers.
- Dextrométhorphane : Antagonistes NMDA pour douleurs intenses.
E°) APPROCHES "ALTERNATIVES"
1°) Thérapie " corporelle" :
Exercices doux (marche, natation, yoga) pour améliorer circulation et réduire douleur. TENS (stimulation électrique transcutanée) pour moduler les signaux douloureux.
- Thérapies complémentaires :
Acupuncture, massage, hypnose, mindfulness ou thérapie cognitivo-comportementale pour gérer la chronicité.
- Gestion du stress (méditation, respiration profonde) : le stress chronique aggrave l'inflammation.
Dans ce domaine, je vous recommande les "souffles "que je pratique tous les jours, avec la sonotherapie du Pr Marc Henry.
- Bains de pieds ou mains chauds (ou alternés chaud/froid) pour améliorer la circulation et soulager les douleurs aux doigts.
Ce qui correspond ( comme l''apnée des souffles d'ailleurs), aux effets de l'hormese qui sont décrits en détail ici :
L'exposition au froid/chaud favorise la production de glutathion, draine les toxines, stimule une action antioxydante et la production d'hormones de croissance.
- Acupuncture : souvent rapportée comme soulageant les douleurs neuropathiques, pour certains patients.
- Interventions :
-Blocs nerveux (injections anesthésiques), stimulation médullaire (implant qui bloque les signaux douloureux, efficace pour neuropathies réfractaires).
- Hygiène de vie : Sommeil régulier, alimentation anti-inflammatoire, chaleur/froid alternés, et éviter les déclencheurs (alcool, tabac).
2°) Compléments alimentaires :
Des molécules « anciennes » et des compléments alimentaires ont montré, dans des études (principalement animales, parfois humaines), un potentiel pour stimuler la régénération axonale ou soutenir la réparation nerveuse dans les neuropathies périphériques, y compris axonales.
Ces options visent surtout à optimiser ce processus naturel, réduire le stress oxydatif, soutenir la myéline, ou améliorer la fonction mitochondriale des nerfs.
Voici les plus documentés et les plus « anciens » / accessibles, avec leur niveau de preuve actuel (2026) :
- Acétyl-L-carnitine (ALC ou ALCAR)
C'est l'un des plus étudiés et anciens (utilisé depuis les années 1990-2000). Il protège les cellules nerveuses, améliore la fonction mitochondriale, réduit le stress oxydatif et favorise la régénération des nerfs endommagés. Des essais cliniques (chez des patients avec neuropathie diabétique ou chimio-induite) montrent une réduction de la douleur et une amélioration de la fonction nerveuse, avec des effets sur la régénération axonale.
Dose typique : 1 500–3 000 mg/jour, bien toléré. Preuves solides pour la neuropathie, modérées pour la repousse pure.
- Acide alpha-lipoïque (ALA)
Antioxydant puissant, utilisé depuis des décennies (surtout en Allemagne pour la neuropathie diabétique). Il réduit l'inflammation et le stress oxydatif, améliore la conduction nerveuse, protège les axones et favorise la régénération dans des modèles animaux. Des méta-analyses confirment un bénéfice sur la douleur neuropathique diabétique et la fonction nerveuse chez l'humain. Dose : 600–1 800 mg/jour (forme R-ALA plus biodisponible). Très accessible en complément.
- Oméga-3 (EPA/DHA issus de poisson ou algues) : anti-inflammatoires forts, ils aident à réduire l'inflammation autour des nerfs et soutiennent la myéline.
- Vitamine B12
Molécule très ancienne et essentielle.
La carence en B12 aggrave les neuropathies axonales ; la supplémentation (surtout méthylcobalamine ou hydroxocobalamine, sa forme active) soutient la myélinisation, réduit la dégénérescence axonale et favorise la régénération dans des études animales et humaines (neuropathie diabétique, post-chimio). Dose élevée (1 000–5 000 µg/jour ou injections) souvent testée. Si votre bilan montre un déficit (même marginal), c'est prioritaire.
Les vitamines du groupe B sont d'une manière générale essentielles pour la réparation de la myéline et la régénération nerveuse.
La vitamine B1 (benfotiamine, forme liposoluble mieux absorbée), B6 et acide folique (B9). Souvent pris en association.
- Curcumine (extrait de curcuma, souvent avec pipérine pour multiplier l'absorption et les effets)
Anti-inflammatoire et antioxydant ancien.
Des études animales montrent qu'elle réduit la perte axonale, atténue les douleurs et l'inflammation nerveuse, favorise la remyélinisation, accélère la régénération fonctionnelle. Preuves humaines limitées mais positives pour la douleur neuropathique. Formes phytosomales ou liposomales plus efficaces.
-Dans cet article, le naturopathe Jean Pierre Willem décrit longuement les bienfaits de la curcumine
"Le curcuma est une épice aux propriétés étonnantes. Les Indiens en consomment en moyenne 1,5 à 2 g par jour.
Le curcuma est la principale épice du curry auquel il donne sa couleur orangée. C’est aussi un des ingrédients les plus couramment utilisés dans la médecine ayurvédique pour ses propriétés anti-inflammatoires. Aucun autre ingrédient nutritionnel n’est aussi puissamment anti-inflammatoire que la poudre jaune de cette racine. La principale molécule responsable de cet effet est la curcumine.
Chez la souris, la curcumine prévient l’apparition de plusieurs types de tumeurs induites par des carcinogènes chimiques. Il n’est donc pas surprenant qu’à âge égal les Indiens aient 8 fois moins de cancers du poumon que les Occidentaux, 9 fois moins de cancers du côlon, 5 fois moins de cancers du sein, ou 10 fois moins de cancers du rein. Et cela malgré une exposition à de multiples cancérigènes présents dans l’environnement, dans un contexte probablement pire qu’en Occident.
Mais on a observé que le curcuma est mal absorbé. De fait, quand il n’est pas mélangé à du poivre comme il l’a toujours été dans le curry, le curcuma ne passe pas la barrière intestinale. Le poivre multiplie l’absorption du curcuma par l’organisme.
Le curry (ou cari) recèle du gingembre, deux variétés de poivre et du curcuma. À mettre dans les aliments quotidiennement.
La pipercumine
Ce complément alimentaire regroupe trois composants essentiels qui se potentialisent dans leur action anti-inflammatoire et antitumorale :
La curcumine est le principal agent anti-inflammatoire du curcuma ; elle fait partie des antioxydants très puissants. C’est également un puissant hépatopancréatique et intestinal très efficace dans les troubles digestifs comme les maux d’estomac, les colopathies, les dyspepsies, la constipation, les nausées et les repas lourds.
Toutefois on le déconseille aux personnes sous anticoagulants, aux femmes enceintes ou allaitantes.
La pipérine extraite du poivre noir potentialise considérablement les propriétés de la curcumine en multipliant par 100 fois son activité.
Le gingembre dont on extrait les gingérols, puissants antioxydants, hépato-protecteurs, cholagogues, antirhumatismaux, potentialise les effets de la curcumine en bloquant la cascade inflammatoire.
On a découvert dans le gingembre une quarantaine d’anti-oxydants impliqués dans les troubles cardiovasculaires, certaines tumeurs et troubles dus au vieillissement.
Le gingembre améliore également l’absorption de la Pipérine. Il se produit aussi des synergies croisées extrêmement importantes dues au pourcentage élevé de gingembre et de pipérine qui potentialisent les propriétés de la curcumine ainsi devenue assimilable".
- Coenzyme Q10 (CoQ10 ou ubiquinol) : Soutient les mitochondries nerveuses, réduit le stress oxydatif ; aide à la régénération dans des modèles.
- Vitamine D (ergocalciférol ou cholécalciférol) : Favorise la régénération axonale et augmente le diamètre des axones dans des études. ( En complément seulement lors de période moins ensoleillée).
Je recommande aussi cet article sur le role puissant de la vitamine D. Il insiste surtout sur la SEP Sclérose En Plaques, mais il concerne aussi le theme de ce partage.
- Magnésium : Soutient la conduction et réduit l'inflammation ; souvent combiné.
Pour ma part, je consomme tous les matins, un petit verre, d'une solution de chlorure de magnesium, et sulfate de magnésium ( environ 15 à 20g de chaque, dans un litre d'eau pour un mois environ, conservée dans un bocal en verre fermé, au frigo).
Et je me purge régulièrement au sulfate de magnésium pour aider mon corps à se détoxifier des résidus acides qui créent des inflammations et douleurs aigues, comme l'a expliqué pendant pres de 50ans Irene Grosjean, et avant elle, Pierre-Valentin Marchesseau.
Tous les détails pour le magnésium dans un des 4 fichiers " compléments sur mon site.
Complements M-R
- Resvératrol : Études récentes montrent qu'une supplémentation longue favorise la réparation nerveuse (modèles animaux).
- Mélatonine : Neuroprotectrice, réduit la cicatrisation excessive et stimule la repousse axonale.
- Nouveautés prometteuses mais pas encore d'études cliniques :
-Cnicin (du chardon béni), parthénolide (similaire)
3°) L' approche vibratoire thérapeutique : sonothérapie et musicothérapie.
Lors de ses deux dernières années de recherche et d'expérimentation, le Pr Marc Henry a travaillé sur la fréquence de l'eau, qui constitue 96 à 97% des molécules dans le corps physique humain.
Après calculs de leurs fréquences moléculaires, grace aux lois de la physique quantique, y compris pour la molécule d 'eau qui fournit la fréquence du diapason 429.62 HZ.
Il transforme la masse moléculaire ( en Da daltons), de différentes substances, en fréquences en Hz puis en notes de musique, finalement associées pour obtenir une composition. "
Les cellules du corps humain et les molécules d'eau ne font pas la différence entre la substance réelle et sa fréquence si elles reçoivent un "bain vibratoire " sonore ou musical .
Ainsi le Pr Marc Henry et son musicien partenaire Tommy Jack ont développé une vingtaine de morceaux thérapeutiques, ultra puissants, puisqu'ils agissent comme des polythérapies, associant parfois jusqu'à près de 30 molécules avec des effets thérapeutiques
Comme le morceau "jouvence "
Deuxième titre sur cette playlist, que j'écoute pour ma part, quasiment tous les jours .
Son 5° titre, " Canon du bonheur" contient des molécules avec des effets anxiolytiques, stimulants ou apaisants.
Le neuvième: " Immortelle" est basée sur les molécules de cette plante puissante.
Si vous décidez de prendre un "bain vibratoire " basé sur la fréquence d''une molécule particulière qui vous intéresse. C'est aussi possible.
Par exemple la vitamine B9, l'acide folique, souvent cité ici, a pour fréquence 328.95 Hz
La vitamine B12 a pour fréquence : 1010.09 Hz
L'ACIDE AAL a pour fréquence 615.02 Hz
Le magnesium bisglycinate : 513.98 Hz
Dans ce cas, vous pouvez utiliser le site :
Indiquez ensuite la fréquence de votre choix et choisissez l'option "sine" ( ondes sinusoïdales).
Explications rassemblées ici pour chacun des 29 oligo-éléments, et vitamines du morceau " jouvence":
Les détails avaient déjà été donnés ici en décembre 2023 par le Pr Marc Henry :
Et toutes ses découvertes dans sa dernière conférence en septembre 2024.
Vous trouverez une cinquantaine de liens et beaucoup d'informations rassemblées sur mon site, dans ce domaine :
Pouvoirs de l'eau et des sons: cymatique et bio électronique
Partie -part 1
Partie -part 2
4°)Alimentation anti-inflammatoire et riche en nutriments qui favorisent le système nerveux
- Adoptez un régime méditerranéen ou anti-inflammatoire : beaucoup de légumes verts à feuilles (épinards, kale), fruits rouges (myrtilles, framboises pour antioxydants), poissons gras (saumon, sardines pour oméga-3), noix, graines de lin, huile d'olive.
Ce qui renvoie de nouveau à certains compléments déjà mentionnés dans le morceau " Jouvence " du Pr Marc Henry ( par exemple vitamine B9 acide folique, delphinidine, pelargonidine etc...)
- Limitez sucres rapides, aliments transformés, graisses saturées et alcool (qui aggravent l'inflammation et endommagent la myéline).
Dans cet article déjà cité, Jean Pierre Willem explique aussi : "Comment enrayer le phénomène inflammatoire".
"Les acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaine ont une action comparable à celle de certains médicaments anti-inflammatoires qui inhibent la production des médiateurs de l’inflammation.
Notre organisme a besoin d’ingérer certains acides gras polyinsaturés pour la fabrication des eicosanoïdes.
En variant la proportion des différents acides gras polyinsaturés dans la ration alimentaire, il est possible d’influencer le type d’eicosanoïdes synthétisés et, par le fait même, d’influencer le cours de la maladie par l’alimentation.
Nutriments anti-inflammatoires à privilégier
Les aliments à index glycémiques bas. Ils déclenchent moins la synthèse de l’insuline et sont souvent plus riches en fibres, elles-mêmes anti-inflammatoires ;
Les vitamines : 3 vitamines antioxydants : E (tocophérol et trienol), A (béta carotène) et C (cynorrhodon) ;
Les oligo-éléments : le zinc, le cuivre, le sélénium, le magnésium,
Les phyto-nutriments : les polyphénols (flavonoïdes, resvératrol, quercétine), les caroténoïdes, les coenzymes Q10 ;
Les acides gras poly-insaturés : Bioline, et Epa-Krill (Phyt-Inov) ;
Les fibres (fructo-oligosacchonides) ;
Les herbes et les épices : curcuma, curry, clou de girofle, gingembre ;
Les pro et prébiotiques".
Cet autre article de Jean Pierre Willem est tres interessant aussi
5°) Les propriétés bénéfiques de certaines plantes :
-Champignon Hericium erinaceus (Crinière de lion ou hydne hérisson) : stimule la production du facteur de croissance nerveuse (NGF nervous growth Factor ), favorise la régénération neuronale et la formation de myéline (études prometteuses sur les nerfs périphériques).
-Clou de girofle : cette huile essentielle contient de l''Eugénol (75-90 %), un puissant anesthésiant local et anti nociceptif (bloque directement les récepteurs de la douleur, y compris au niveau nerveux). Elle est très efficace contre les douleurs neurogènes (neuropathiques), les inflammations du tissu nerveux, les névralgies. Elle est souvent citée pour les neuropathies périphériques, douleurs en "décharges électriques" ou brûlures aux extrémités (mains/pieds). Elle a aussi un effet anti-inflammatoire et antioxydant qui peut soutenir la protection des nerfs.
Son usage traditionnel est fort, en dentisterie pour anesthésie locale. Des études précliniques positives existent sur la douleur neuropathique.
Utilisation des HE ( Huile essentielles).
Diluée dans une poignée d' huile végétale, par exemple de l'huile de chanvre, qui a déjà, en soi, des propriétés nourrissante et relaxantes ( 1 goutte ou deux d'HE, car elle est très puissante, ). Elle améliore la circulation et a un effet analgésique/anti-inflammatoire local.
Massez quelques secondes sur les parties douloureuses directement.
Ou sur le chakra du plexus solaire, après la largeur d'une main ( 5 largeurs de doigts ), au-dessus du nombril.
Ou sous la plante des pieds, qui sont parmi les zones du corps qui sont les plus riches en terminaison nerveuses et relayeront les effets de l'HE au reste du corps, en quelques minutes.
- Durée : Pas plus de 5-7 jours consécutifs sans pause, puis recommencez.
-huile essentielle de gaulthérie.
Principal actif : Salicylate de méthyle (95-99 %), proche chimiquement de l'aspirine (dérivé salicylé).
- Effets pertinents : Excellent anti-inflammatoire, antalgique percutané (soulage rapidement la douleur par application cutanée) et vasodilatateur (effet chauffant qui améliore la circulation locale). Elle est très utilisée pour les douleurs inflammatoires nerveuses/musculaires, névralgies, cruralgies ou sciatiques, et peut aider sur les inflammations de la myéline ou des nerfs périphériques en réduisant l'œdème et la sensibilité.
- Niveau de preuves : Très reconnue pour les douleurs musculo-squelettiques et inflammatoires ; moins d'études spécifiques sur les neuropathies pures que pour le clou de girofle, mais elle est souvent incluse dans les synergies pour les douleurs nerveuses rebelles.
-Autres HE :
-menthe poivrée,
-gingembre,
- lavande
-millepertuis
F°) LE CAS DES "MAINS EN GRIFFES" (déformations importantes des doigts avec flexion irréductible).
1°) Les causes les plus fréquentes de « mains en griffes » sont :
- la maladie de Dupuytren (très fréquente après 50-60 ans):
Les fibroblastes (cellules qui fabriquent le collagène) deviennent hyperactifs et anormaux.
Ils produisent un collagène de type III en excès, plus rigide et moins élastique que le collagène normal. Ce tissu fibreux (bandes, cordes épaisses) se rétracte activement grâce à des myofibroblastes (cellules contractiles) qui tirent en permanence.
- Même si ces cellules meurent et sont remplacées, les nouvelles cellules héritent souvent du même dysfonctionnement génétique, environnemental. La fibrose continue ou récidive.
- la sclérodermie systémique (surtout la forme diffuse):
Surproduction chronique de collagène par des fibroblastes hyperactivés (souvent via des signaux auto-immuns et vasculaires). Les vaisseaux sanguins sont abîmés. Moins d’oxygène et nutriments. Les tissus deviennent durs et scléreux.
Le renouvellement cellulaire existe, mais il remplace par du tissu fibreux dense au lieu de tissu souple normal. La peau et les tissus profonds restent rigides et rétractés.
On le voit dans certaines polyarthrites destructrices avancées, ou en cas de séquelles neurologiques (paralysie ulnaire sévère, etc.).
Dans ces pathologies, il y a :
- fibrose / épaississement du tissu conjonctif (Dupuytren),
- ou sclérose importante de la peau + atteinte des tissus profonds (sclérodermie),
- avec rétraction des tissus et contractures articulaires fixées.
2°) Les traitements qui ont fait leurs preuves, d'après l''IA, sont :
- Injections de collagénase (Xiapex/Qwo) ou aiguille percutanée (pour Dupuytren modéré),
- Chirurgie (aponévrectomie ou dermofasciotomie): détruire ou enlever le tissu fibreux anormal (chirurgie, aiguille, collagénase),
- Kiné + attelles dynamiques (mais souvent peu efficace quand c’est fixé),
- Pour la sclérodermie : immunosuppresseurs ( bloquer les signaux qui font produire trop de collagène), vasodilatateurs, etc. (suivi spécialisé indispensable).
Les articulations et ligaments s’adaptent mal une fois fixés
- Quand un doigt reste plié longtemps (souvent > 6–12 mois), les structures passives changent :
- Capsule articulaire rétractée,
- Ligaments palmaires raccourcis,
- Plaque palmaire épaissie,
- Parfois même remaniement osseux ou perte de cartilage.
- Ces changements deviennent irréversibles même si la cause initiale ralentit, car le corps ne « dé-fabrique » pas facilement ces tissus raccourcis.
Les cellules de la peau (épiderme) se renouvellent toutes les 4 à 6 semaines, mais la fibrose est dans le derme profond.
Le collagène (matrice extracellulaire) se renouvelle lentement ( mois à années), s’accumule et se réorganise mal. |
Les myofibroblastes (cellules contractiles) se renouvellent (semaines à mois), mais réapparaissent tant que le mécanisme pathologique est actif ( inflammation chronique, signaux auto-immuns, facteurs génétiques, etc).
Le tissu fibreux pathologique (Dupuytren) se renouvelle très lentement, est persistant et il y a souvent récidive fréquente même après ablation. |
3°) Potentiel de certains compléments dans la fibrose/inflammation liée à Dupuytren ou sclérodermie (SSc) et solutions vibratoires : sonothérapie, musicothérapie ?
-Glutathion (antioxydant majeur pour l'inflammation)
- Rôle potentiel : Réduit le stress oxydatif, qui contribue à la fibrose en SSc et Dupuytren. Des précurseurs comme la N-acétylcystéine (NAC) inhibent la fibrogenèse in vitro en bloquant la différenciation des myofibroblastes.
-Monoxyde d'azote (NO, via donneurs comme L-arginine ou nitrates)
- Rôle potentiel : Vasodilatateur, inhibe la signalisation TGF-β (clé dans la fibrose), la synthèse de collagène et la différenciation myofibroblaste. Testé dans d'autres fibroses (poumons, Peyronie).
-Vitamines B9 (folate), B1 (thiamine), B12 (cobalamine)
- Rôle potentiel : Déficits courants en SSc (lié à malabsorption ou auto-immunité), associés à homocystéine élevée (pro-inflammatoire/fibrotique). B12/B9 corrigent l'anémie ou la neuropathie.
-L'AAL (acide alpha-lipoïque/ALA)
- Rôle potentiel : Antioxydant puissant, réduit stress oxydatif et phosphorylation PDGFR (impliqué dans la fibrose). Inverse phénotype profibrotique in vitro (baisse collagène, PAI-1, αSMA).
-Acide AHC (AHCC – extrait de mycélium pour immunité)
Rôle potentiel : Modulateur immunitaire/antioxydant, étudié pour cancers/inflammations.
-Sérotonine et Dopamine (neurotransmetteurs, via précurseurs comme 5-HTP ou L-tyrosine)
Rôle potentiel : Modulent humeur/inflammation (sérotonine pro-fibrotique dans certains tissus ; dopamine anti-inflammatoire via récepteurs).
-Oméga-3 (EPA/DHA)
Rôle potentiel : Anti-inflammatoires, améliorent flux sanguin via prostaglandines.
-Oxytocine
Rôle potentiel : Anti-inflammatoire/vasodilatateur in vitro.
-Delphinidine (delphinidin, anthocyanine antioxydante)
Rôle potentiel : Réduit inflammation/oxydation (dans baies/myrtilles).
Si j''ai insisté de nouveau à propos des effets de ces molécules, c'est qu'elles font toutes partie du morceau " JOUVENCE" mis au point par le Pr Marc Henry, dont j''ai déjà parlé précédemment. A expérimenter et à pratiquer, sans modération. Car les cellules ne font pas la différence entre les substances réelles et leurs fréquences. Et comme l'on dit en physique quantique " la vibration est la substance de la forme". La matière dépend directement des vibrations qui l'animent et la dynamisent.
G°) ETUDES SCIENTIFIQUES SUR LE TRAITEMENT OU LA REDUCTION DES SYMPTOMES DES POLY NEUROPATHIES
Ces études portent principalement sur des traitements immunomodulateurs tels que les immunoglobulines intraveineuses (IgIV), les corticostéroïdes, les échanges plasmatiques, et parfois des immunosuppresseurs.
Études en français :
1°) Le Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS) pour la PIDC recommande les IgIV, la corticothérapie et les échanges plasmatiques comme traitements de première intention pour réduire les symptômes inflammatoires et neurologiques.
Protocole National de Diagnostic et de Soins (PNDS)
Polyradiculoneuropathie Inflammatoire
Démyélinisante Chronique (49 pages)
2°) Une revue sur l'hétérogénéité clinique de la PIDC discute des difficultés thérapeutiques et confirme l'utilisation des corticostéroïdes, IgIV et échanges plasmatiques pour atténuer les symptômes chez les patients répondeurs.
Polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques : hétérogénéité clinique et difficultés thérapeutiques
(Chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : clinical heterogeneity and therapeutic perspectives bilingual 🇬🇧)
3°)Un article sur la prise en charge des polyneuropathies mentionne des options comme les cannabinoïdes synthétiques pour soulager la douleur neuropathique associée à la démyélinisation.
Diagnostic et prise en charge de la polyneuropathie
4°) La fiche Orphanet sur la PIDC indique que les traitements (IgIV, corticostéroïdes, plasmaphérèse) dépendent de la gravité et peuvent être combinés pour une meilleure réduction des symptômes, avec des options pour les cas réfractaires.
5°) Une étude sur les traitements par corticostéroïdes pour la PIDC analyse les facteurs prédictifs de réponse, notant que seulement 18 % des patients arrêtent le traitement avant 6 mois, mais avec une amélioration significative des symptômes chez les répondeurs.
Traitement par corticoïdes des polyradiculonévrites
inflammatoires démyélinisantes chroniques : recherche
des facteurs prédictifs d’une amélioration clinique
Études en anglais
6°) Une revue narrative sur le diagnostic et le traitement de la PIDC souligne l'efficacité des IgIV, des corticostéroïdes et des échanges plasmatiques pour améliorer les symptômes, avec une réponse positive chez la majorité des patients.
Chronic Inflammatory Demyelinating Polyneuropathy: A Narrative Review of a Systematic Diagnostic Approach to Avoid Misdiagnosis
7°) Une étude sur l'immunothérapie pour la PIDC met en avant les IgIV et les échanges plasmatiques comme traitements de première ligne, avec des améliorations cliniques observées dans des essais randomisés.
Immunotherapy in Chronic Inflammatory Demyelinating Polyneuropathy and the Emerging Role of Efgartigimod
8°) Des recherches sur les traitements approuvés par la FDA indiquent que les IgIV à haute dose sont efficaces pour réduire les symptômes de la PIDC, avec un taux de rechute autour de 50 %, et un bon pronostic à long terme.<
What is Chronic Inflammatory Demyelinating Polyneuropathy (CIDP)?
9°) Une analyse de bases de données sur les patterns de traitement montre que les corticostéroïdes seuls ou combinés à d'autres thérapies réduisent les symptômes, bien que les coûts soient plus élevés avec les IgIV.
Treatment Patterns and Costs of Chronic Inflammatory Demyelinating Polyneuropathy: A Claims Database Analysis
10°) Une méta-analyse confirme l'efficacité des immunoglobulines, des échanges plasmatiques et des corticostéroïdes pour diminuer l'incapacité et améliorer la conduction nerveuse.
Outcome in chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy: A systematic review and meta-analysis
Echanges complets avec l''IA.
Merci


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